Le conte musical il était une fois...


DANS MON CAHIER


L'Apprenti sorcier (1897) est l'œuvre la plus célèbre de Paul Dukas. C'est une musique dite « à programme », c'est-à-dire qu'elle s'appuie sur une histoire, une œuvre littéraire ou un tableau. Dukas s’est inspiré d'un poème de Goethe.Il a ainsi écrit les thèmes du balai, de la magie et de l'apprenti sorcier, tous caractérisés par un ou plusieurs instruments pour les rendre immédiatement identifiables.

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L'apprenti sorcier

Genre : Poème symphonique

PAUL DUKAS (1865-1935)


L'Apprenti Sorcier de Paul Dukas (1)
Dans ce poème symphonique, les éléments de l'histoire sont racontés par la musique. Sauras-tu les associer ?
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Paul Dukas | Wikiwand
Paul Abraham Dukas, né le 1er octobre 1865 à Paris 1er[2] et mort le 17 mai 1935 à Paris 16e, est un compositeur français. Perfectionniste et exigeant, il abandonna nombre de ses projets musicaux et ne publia qu'une poignée de ses œuvres. Il est connu pour son poème symphonique L'Apprenti sorcier, dont la popularité éclipsa ses autres œuvres, parmi lesquelles figurent son opéra Ariane et Barbe-Bleue, une symphonie, une sonate pour piano et un ballet, La Péri. Il fut aussi critique musical, et devint professeur de composition au Conservatoire de Paris et à l'École normale de musique vers la fin de sa vie.
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Paul Dukas - L'Apprenti Sorcier
Joué lors de l'émission de Jean-François Zygel sur France 5. Orchestre Philharmonique de Radio France. Film tourné au Théâtre du Châtelet (Paris) le 21 juin ...
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Voici l'histoire de L'apprenti sorcier, d'après le poème de Johan Wolfgang von Goethe (1749-1832) dont s'est inspiré Paul Dukas (1865-1935) pour composer la musique repris, à sa manière, par Walt Disney dans Fantasia où Mickey tient le rôle de l'Apprenti Sorcier.


Le vieux maître est enfin sorti, et je prétends que ses génies fassent aussi ma volonté. J’ai bien remarqué les signes et les paroles qu’il emploie, et j’aurai bien la hardiesse de faire comme lui des miracles.

« Allons ! allons ! vite à l’ouvrage : que l’eau coule dans ce bassin, et qu’on me l’emplisse jusqu’aux bords ! »

« Approche donc, vieux balai : prends-moi ces haillons ; depuis longtemps, tu es fait au service, et tu te soumettras aisément à devenir mon valet. Tiens-toi debout sur deux jambes, lève la tête, et va vite, va donc ! me chercher de l’eau dans ce vase. »

« Allons ! allons ! vite à l’ouvrage : que l’eau coule dans ce bassin, et qu’on me l’emplisse jusqu’aux bords ! »

Tiens ! le voilà qui court au rivage !… Vraiment, il est au bord de l’eau !… Et puis il revient accomplir mon ordre avec la vitesse de l’éclair !… Une seconde fois ! Comme le bassin se remplit ! comme les vases vont et viennent bien sans répandre !

« Attends donc ! attends donc ! ta tâche est accomplie ! » Hélas ! mon Dieu ! mon Dieu !… j’ai oublié les paroles magiques ! »

Ah ! ce mot, il était à la fin, je crois ; mais quel était-il ? Le voilà qui revient de nouveau ! « Cesseras-tu, vieux balai ?… » Toujours de nouvelle eau qu’il apporte plus vite encore !… Hélas ! quelle inondation me menace !

Non, je ne puis plus y tenir… Il faut que je l’arrête… Ah ! l’effroi me gagne !… Mais quel geste, quel regard me faut-il employer ?

« Envoyé de l’enfer, veux-tu donc noyer toute la maison ? Ne vois-tu pas que l’eau se répand partout à grands flots ? » Un imbécile de balai qui ne comprend rien ! « Mais, bâton que tu es, demeure donc en repos ! »

« Tu ne veux pas t’arrêter, à la fin !… Je vais, pour t’apprendre, saisir une hache, et te fendre en deux ! »

Voyez-vous qu’il y revient encore ! « Comme je vais me jeter sur toi, et te faire tenir tranquille !… « Oh ! oh ! ce vieux bâton se fend en craquant !… C’est vraiment bien fait : le voici en deux, et, maintenant, je puis espérer qu’il me laissera tranquille.

Mon Dieu ! mon Dieu ! les deux morceaux se transforment en valets droits et agiles !… Au secours, puissance divine !

Comme ils courent ! Salle, escaliers, tout est submergé ! Quelle inondation !… Ô mon seigneur et maître, venez donc à mon aide !… Ah ! le voilà qui vient ! « Maître, sauvez-moi du danger : j’ai osé évoquer vos esprits, et je ne puis plus les retenir ».

« Balai ! balai ! à ton coin ! et vous, esprits, n’obéissez désormais qu’au maître habile, qui vous fait servir à ses vastes desseins. »