29.6 L'art dégéneré
Musique dégénérée | Wikiwand
Musique dégénérée est la traduction de l’allemand : entartete Musik , littéralement une « musique qui s'éloigne de son espèce ». Le terme entartet, issu de la biologie, fut appliqué au domaine musical par le régime nazi pour désigner certaines formes de musiques considérées comme nuisibles ou décadentes, notamment la musique moderne, le jazz et la musique écrite par des compositeurs juifs ou communistes. La préoccupation du régime nazi pour la « musique dégénérée » faisait partie d'une campagne plus grande contre l'art dégénéré . Dans les deux cas, le gouvernement a tenté d'isoler, de discréditer, de décourager ou d'interdire les œuvres. Leurs idées ont produit des décennies d'écrits antisémites sur la musique.
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Dans son discours d'ouverture, le ministère de la Propagande de Goebbels r déclare : « L’atonalité, en tant que résultat de la destruction de la tonalité, représente un exemple de dégénérescence et de bolchevisme artistique. Étant donné, de plus, que l’atonalité trouve ses fondements dans les cours d’harmonie du Juif Arnold Schönberg, je la considère comme le produit de l’esprit juif »[2]. L'exposition est organisée en sept sections[3] :

  1. « Influence du judaïsme » (c'est la section où figurent notamment l'opérette et le jazz

  2. « Schönberg et les théoriciens de l’atonalité »

  3. « Domaine musical, éducation, théâtre et presse à l’ère de Kestenberg » (directeur de l'éducation musicale avant 1933)

  4. « Stravinsky »

  5. « Kurt Weill »

  6. « Petits maîtres bolcheviques » (Franz Schreker, Alban Berg, Ernst Toch, etc.)

  7. « Opéras et oratorios de Hindemith ».

Des cabines d'écoute sont mises à disposition du public, qui peut y écouter des enregistrements de musiques vouées à une disparition prochaine. Des photographies ou des caricatures de compositeurs sont exposées, ainsi que des extraits d'ouvrages théoriques ou musicologiques sur la musique moderne, mais aussi des esquisses ou photographies de décors d'opéras, et des extraits de partitions comme celle de l'opéra Jonny spielt auf d'Ernst Křenek.